# Côte de Lumière : sources, calculs et limites

Consultation : 7 octobre 2026. Cette analyse décrit des références climatiques, pas la météo de 2026.

## Deux preuves distinctes

L’étude de Catherine Corbin et Franck Baraer (Météo-France Ouest, mars 2003), commandée pour le bassin versant de la baie de Bourgneuf, compare **la même décennie 1993–2002** aux Sables-d’Olonne et à La Roche-sur-Yon. La page imprimée 30 (page 31 du PDF) publie leurs moyennes annuelles, ainsi que les années extrêmes 1997 et 2000. Nous n’avons pas estimé les valeurs des autres années en lisant la hauteur des barres. Les valeurs entières et le calcul de 314 heures sont approximatifs au degré de précision de cette source. La différence relative prend La Roche-sur-Yon comme dénominateur : (2 014 − 1 700) / 1 700 × 100 = 18,47 %, arrondi à 18,5 %.

Les fiches climatologiques de Météo-France donnent les moyennes mensuelles et annuelles de l’insolation. Nous avons vérifié la ligne propre au paramètre, indépendamment du titre « 1991–2020 » :

- Château-d’Olonne, 85060002 : **2004–2020**, 2 323,8 heures/an.
- La Roche-sur-Yon, 85191003 : **1991–2020**, 1 922,4 heures/an.
- La Rochelle–Île de Ré, 17300009 : **2009–2020**, 2 303,1 heures/an.
- L’Île-d’Yeu, 85113001 : fiche 1981–2010, insolation non disponible. L’absence est conservée explicitement, jamais remplacée par zéro.

Les fiches consultées ont été éditées le 6 juin 2025 (le 6 juin 2022 pour Yeu). La publication récente du catalogue ne rend pas leur période de mesure plus récente. **Nous ne soustrayons pas les valeurs de fiches couvrant des périodes différentes et ne les classons pas.** Leurs intervalles se recouvrent, mais une moyenne publiée ne permet pas de recalculer une moyenne sur leur intersection.

## Le cadran saisonnier

Il représente uniquement Château-d’Olonne. Un rayon = un mois ; sa longueur, depuis le cercle zéro, est proportionnelle aux heures moyennes du mois (échelle fixe de 0 à 300 h), ou aux heures par jour (0 à 10 h). La surface du cadran ne représente aucune quantité. La vue en barres offre la même information à partir de zéro. Le soleil central et le halo sont décoratifs.

Les heures par jour sont la moyenne mensuelle divisée par le nombre moyen de jours de ce mois entre 2004 et 2020 inclus. Février tient compte des cinq années bissextiles : 28 + 5/17 jours. Il ne s’agit ni de la longueur du jour, ni d’une probabilité de beau temps, ni d’une plage horaire pendant laquelle le soleil serait garanti.

La somme d’avril à septembre vaut 1 557,1 h ; divisée par le total annuel publié de 2 323,8 h, elle donne 67,0 %. Les mois sont arrondis au dixième par le producteur : leur somme (2 323,9 h) diffère de 0,1 h du total annuel. Le total publié reste la référence. Juillet : 291,2 / 31 = 9,4 h/j ; janvier : 91,8 / 31 = 3,0 h/j, arrondis au dixième.

## Ce que nous pouvons conclure

La comparaison historique appuie un avantage côtier entre deux stations. La fiche côtière donne un ordre de grandeur supérieur à 2 300 h/an sur sa propre période. Cela ne fournit ni une moyenne du département, ni un palmarès national, ni une comparaison actuelle de toutes les communes littorales et intérieures. Nous ne calculons ni tendance climatique, ni significativité statistique : les moyennes résumées ne contiennent pas les séries annuelles et leurs incertitudes.

L’estimation de 2 100 h à Noirmoutier dans l’étude de 2003 est explicitement une **estimation**, pas une mesure locale d’insolation. Nous ne l’utilisons pas comme station observée. Les extrêmes 1997 et 2000 montrent la variabilité, sans constituer un test sur chacune des dix années. Le document associe les brises estivales à un déplacement des nuages vers l’intérieur ; notre graphique n’isole pas causalement cet effet.

L’office de tourisme des Sables-d’Olonne relie le surnom à l’ensoleillement. Cela vérifie son sens dans l’usage touristique actuel ; aucune pièce consultée ne permet d’attribuer avec certitude la création du nom à une personne ou à une année.

## Archivage et reproduction

Le téléchargement direct des PDF et pages est bloqué par la politique réseau de cet environnement. `data/raw/cote-de-lumiere/` conserve **les extractions textuelles retournées par le navigateur de recherche**, avec URLs, pagination et empreintes SHA-256. Ce sont des transcriptions de consultation, pas les fichiers originaux ni des empreintes de ceux-ci. Les URL originales restent consultables dans les sources. Le manifeste documente cette limite.

`python scripts/build_cote_lumiere.py` extrait les lignes d’insolation, reconstruit les calculs, le registre de faits et les deux CSV, sans accès réseau. `python scripts/check_cote_lumiere.py` vérifie indépendamment les valeurs structurantes, périodes, unicité, valeurs absentes, arrondis, dénominateurs et la stabilité des sorties après reconstruction. Les affirmations sont liées aux faits dans `editorial/cote-de-lumiere/claims.json`.

Les fiches sont déclarées sous Licence Ouverte 2.0 par Météo-France sur data.gouv.fr ; cette déclaration est conservée malgré l’ancienne mention restrictive du pied des PDF. Le texte et les visuels de l’office de tourisme et de l’étude historique ne sont pas republiés : attribution, liens et faits sélectionnés servent à l’analyse.
